Evénement
Conférence Angela Benza – Jeudi 11 septembre 2014 à 18h00
[ du 11-09-2014 au 11-09-2014 ]
Jeudi 11 septembre 2014 à 18h

Salle des conférences – Hôtel de Ville

Peindre à l'anglaise ou la réinvention de la nature par les peintres de paysage britanniques (1750-1850), conférence menée par Angela Benza assistante en Histoire de l'Art à l’université de Genève.

Présentation de l'intervenante :
Angela Benza est assistante en Histoire de l’Art de la période moderne à l’Université de Genève où elle travaille depuis 2011. Auparavant, elle a effectué des études de Lettres en littérature anglaise et histoire de l’Art à l’Université de Lausanne (2006-2011) à l’issue desquelles elle a présenté un mémoire de master intitulé « The Country House Portrait : Les portraits de maisons de campagne dans la peinture de paysage anglaise au XVIIIe siècle ». Ces travaux de recherches portent principalement sur l’art britannique entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Elle prépare actuellement une thèse de doctorat sur le portrait allégorique élisabéthain et jacobéen sous la direction du Professeur Jan Blanc.

Objet de la conférence :

Peindre à l'anglaise ou la réinvention de la nature par les peintres de paysage britanniques (1750-1850).
D’arrière-plan à sujet autonome : tel pourrait être le résumé des transformations formelles et esthétiques qui ont conduit l’art du paysage à obtenir ses lettres de noblesse dans l’Angleterre du XVIIIe siècle. A l’instar des grands maîtres du paysage italiens et hollandais du siècle précédent, Thomas Gainsborough et Richard Wilson, puis John Constable et J. M. W. Turner au tournant du XIXe siècle, reconstruisent, réinventent et subliment les paysages britanniques. Leur démarche dénote de la nouvelle conception des rapports entre art, homme et nature en vigueur dans l’Angleterre géorgienne ; celle-ci voit le jour dans l’art des jardins dès le début du XVIIIe siècle – entre théories de la sensibilité et de l’ «Ut pictura hortus ». L’art de peindre et l’art des jardins ont entre autres en commun d’aborder la nature comme une composition que leurs artifices viennent parachever. L’art corrige l’œuvre imparfaite de la nature, plus encore, les artistes et les architectes paysagistes utilisent l’art pour dissimuler l’art afin d’égaler, voire de dépasser cette dernière. Par ailleurs, dans un mouvement parallèle aux théories du sublime et du pittoresque émergeant vers le milieu du siècle, les œuvres des peintres de paysages anglais du XVIIIe et XIXe siècles témoignent d’un intérêt particulier pour l’expressivité des formes et des phénomènes naturels ainsi que pour leur impact sur le spectateur. Dans cette idée, et à l’image des œuvres de Turner, la technique et les études d’après nature à l’aquarelle deviennent une pratique – voire un art en soi – nécessaire aux artistes qui parcourent l’Europe à la recherche de paysages pittoresques. L’aquarelle se présente également comme un outil permettant d’ouvrir la pratique de la peinture de paysage à un public d’amateurs comme celui des picturesque tours organisés à travers l’Angleterre dès la deuxième moitié du siècle. De genre « mineur », le paysage devient, tout comme le portrait entre le XVIIIe et XIXe siècle, l’un des genres dominant de l’école britannique.

Sans réservation selon les places disponibles.

Thématiques : Peindre à l
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Informations pratiques
Adresse :
Type dévénement :
Conférences -
Période :
Date début : 11-09-2014
Date fin : 11-09-2014
Horaire : de 18h00 à ...

Tarifs :
  • Plein tarif :0,00 €