Acquisitions FRAM
Stèle funéraire fragmentaire anépigraphe avec scène de dexiôsis (poignée de main)    [ Ustensile ]
Stèle brisée dans la partie supérieure suivant une cassure de direction transversale La tête de l'homme a été arrachée Il manque le couronnement (anthemion ou fronton) de la stèle et l'épitaphe. La scène montre un homme debout, imberbe, vêtu d'un chiton (tunique) court et d'une chlamyde jetée sur l'épaule droite, entouré de ses chiens, de race laconienne. De la main gauche, il brandit un lagôbolon (bâton recourbé, houlette du berger et arme de jet) à l'extrémité duquel est suspendue la dépouille d'un animal, un lièvre aux longues oreilles rabattues et aux yeux clos. L'homme, le défunt, serre la main d'une femme assise à gauche sur un klismos (chaise à dossier et aux pieds galbés),vêtue d'un chiton (tunique) et de l'himation (manteau) relevé en voile sur la tête dont elle écarte un pan à la hauteur de son visage. Par la référence au motif du chasseur, la stèle s'intègre dans une série qui, sans être exceptionnelle, n'en demeure pas moins relativement rare dans la sculpture funéraire, attique notamment. Le caractère ouvertement narratif de la représentation prête à la pièce tout son intérêt. La scène dépeint avec fraîcheur le retour triomphal du chasseur au logis, escorté de son chien qui se précipite avec ardeur et allégresse vers sa maîtresse, démontrant de manière touchante l'attachement qu'elle lui inspire, en un mouvement unique à notre connaissance dans la production attique. Le motif de la poignée de main, par essence flexible, met ici l'accent sur l'idée de réunion. Plus largement, ce geste possède une valeur politique au sens étymologique et manifeste l'appartenance du défunt à la communauté civique. L'analyse des stèles de chasseur révèle enfin un lien privilégié, quoique non exclusif, entre l'activité cygénétique et la jeunesse du disparu. Par ailleurs, la chasse au lièvre paraît être l'apanage des jeunes gens suivant une règle que l'on observe dans la céramique à figures noires et souligne l'arètè (la vertu) du disparu. D'un point de vue stylistique, la stèle date de la première moitié du IVe siècle av. J.-C. Elle complète la série des stèles attiques de chasseur et enrichit fort opportunément le groupe des reliefs funéraires attiques du Musée qui constituent le fleuron de la collection de stèles grecques. Odile CAVALIER


- Représentation sociale - Croyance - Religieux
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Informations
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Nom de l'artiste :
Genre : Ustensile
Domaine 1 : Représentation sociale
Domaine 2 : Croyance - Religieux
Datation : - / -350 / -300
Période : Antiquité
Provenance : La stèle a été achetée dans le commerce d'art. Elle faisait partie depuis trente ans de la collection Cahn de Bâle et achetée à la galerie H.A.C. de la même ville.
Dimensions : hauteur : 43 cm ; largeur : 33,5 cm ; épaisseur 0,75 cm
Matière : Marbre blanc à grains très fins, marbre du Pentélique ?
Technique : Sculpture
Commission FRAM : 1998
N° inventaire : 998-4
Expositions
Bibliographie exposition :
Ch. W. CLAIRMONT, Classical Attic Tombstones, Supplementary volume, Berne, 1995, 2.457a. O. CAVALIER, "Les chasses de Périclès. A propos d'une nouvelle stèle funéraire attique au Musée Calvet, Les Pierres de l'offrande ".