Acquisitions FRAM
Nature morte (fruits)    [ Photographie ]
Connu au début des années 80 dans la vague du retour à la peinture, Gérard Traquandi est présent sur la scène artistique internationale par de nombreuses expositions. C'est en 1997 lors de l'exposition au Centre d'art Le Crestet que Gérard Traquandi s'est résolument engagé dans la couleur et sa démarche s'inscrit dans le champ traditionnel de la peinture. Dès le début, le parcours de cet artiste s'est constitué d'approches de la peinture à travers des modes d'expression diversifiés. Formé à l'Ecole de Beaux-Arts de Marseille-Luminy dans la sphère des artistes du mouvement Support-Surface, Traquandi pratique plutôt le dessin de manière classique. Fragments de paysages, objets, figures humaines occupent l'espace de ses premiers travaux. Il vient progressivement à la peinture par les chemins détournés du dessin, du collage, de la photographie. Les étapes les plus marquantes dans sa démarche créatrice sont les objets métalliques inclus dans la matière, les grands monochromes bleus, les procédés photographiques résino-pigmenti. Cette pluralité apparente émane de sa volonté : “Je veux continuer d'articuler ces rebonds entre des écritures, des formes, des supports différents parce que j'ai le goût de la diversité.” Il avoue avoir longtemps travaillé la peinture en “creux”, à travers dessin, collage, photographie, et seulement aujourd'hui assumer pleinement ce désir. A travers des genres aussi convenus que la nature morte, le paysage ou le portrait et avec ses premiers dessins, Gérard Traquandi n'a de cesse de se référer à la nature et de l'intégrer dans sa pratique. Ses sujets empruntés à la nature – arbre, tronc, fruit, fleur, feuillage, figure – lui servent de point de départ, de repère pour accéder à une autre réalité, la réalité picturale. Le motif, pris comme source de travail, lentement se transforme en pure évocation. En abordant frontalement la peinture, il réussit à reconstituer le puzzle de toutes ses interrogations sur l'espace du tableau, la représentation, le motif et sa propre histoire. Cette œuvre, parmi les plus récentes, retient l'attention par le genre “nature morte” qu'elle développe dans une filiation très morandienne rarement exprimée par le peintre, de laquelle émane une certaine mélancolie. Au-delà du travail de recherche sur les couleurs, la palette appelle la nature. Les aplats de couleurs, les contrastes et leurs rapports déterminent une composition très charpentée. La touche est maçonnée, sûre, et la facture dynamique délimite franchement les couleurs. Cette peinture concentre à elle seule tous les questionnements de l'artiste et son désir assumé “d'entrer en peinture” : somptuosité chromatique, composition très structurée, choix du motif, grossissement du sujet dans un effet surdimensionné du tableau joints à la sensualité et au réel plaisir de peindre offrent une dimension jubilatoire à la peinture de Traquandi. Christine CORDINA-BAIXE


- Artistique - Autre
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Informations
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Nom de l'artiste : TRAQUANDI Gérard
Genre : Photographie
Domaine 1 : Artistique
Domaine 2 : Autre
Nature morte
Datation : 1998 / - / -
Période : Période contemporaine (1789 à nos jours)
Provenance : Galerie Daniel Templon, Paris
Dimensions : 2,00 x 2,50 m
Matière : Huile sur toile
Technique : Peinture à l'huile
Commission FRAM : 2000
N° inventaire : 2000.2.1
Expositions
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