Acquisitions FRAM
Portrait d'Agrippine    [ Ustensile ]
Un portrait en marbre de grandeur naturelle récupéré dans le mur d'une maison de la Grand'Rue à Cavaillon est celui d'Agrippine qui, née en 15 après J.-C., nièce de l'Empereur Claude, devint son épouse en 49 après J.-C. Elle empoisonne Claude en 54 et fut elle-même exécutée sur l'ordre de son fils Néron en 60. La face a souffert, mais cette tête sans nez, sans bouche, est belle encore : un visage jeune, sage, mais une coiffure coquette, cheveux plats au milieu, des boucles en coques serrées mangeant le front, couvrant les tempes, et, tombant sur le cou, en arrière, des « anglaises ». L'identification avec Agrippine, reconnue par S. Besques, ne semble pas contestable : le portrait de Cavaillon peut en effet être comparé de très près à une tête de la Glyptothèque Ny-Carlsberg à Copenhague, qui donne l'image la plus connue d'Agrippine la Jeune. La coiffure se distingue de celle – assez voisine – de sa mère Agrippine l'Ancienne (femme de Germanicus) par un développement plus abondant des boucles en coque et plus de rigidité dans les anglaises. Le visage est plus rond chez Agrippine II, le menton plus petit, l'aspect plus juvénile. Les portraits d'Agrippine la Jeune sont rares : c'est ici le seul qui ait été découvert en Narbonnaise, et en Gaule (une tête du musée Borély, à Marseille, Espérandieu 3, 2465, est de « provenance inconnue »), et c'est à ce jour le seul portrait officiel romain qui ait été trouvé à Cavaillon.


- Décoratif -
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Informations
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Nom de l'artiste :
Genre : Ustensile
Domaine 1 : Décoratif
Datation : - / - / 100
Période : Antiquité
Provenance :
Dimensions : 25cm, 19.5 cm, 19cm
Matière : Marbre
Technique :
Commission FRAM :
N° inventaire : JO 1243
Expositions
Bibliographie exposition :